More than all the gold in the world

What’s the origin of Cardijn’s famous phrase that “every young worker is worth more than all the gold in the world”?

According to former IYCW treasurer Jo Weber, Cardijn first made the statement in the Brazilian state of Minas Gerais where he was outraged by the conditions endured by young workers at a local goldmine.

Moreover, contrary to the way in which the phrase has been repeated in more recent times, Cardijn did not add the phrase “because he is a Son of God”. That is a gloss added in more recent times, particularly in France and Cardijn always denied saying it, Jo Weber recalls.

Watch Jo’s testimony here (in French):

http://youtu.be/IEJbDfFCqHc

However, it also appears that there is a more ancient source of Cardijn’s phrase in an epic poem by the 13th century poet Garin de Lorraine (Garin de (le) Loherain):

Mais est richesse de
parents et d’amis,
Le coeur d’un homme
vaut tout l’or d’un pays.
This translates roughly as;
Parents and friends are true wealth, and
The heart of a man is
worth more than all the gold in a country.
And this phrase “le coeur d’un homme vaut tout l’or d’un pays” was taken up by the French JOC as the “worker ideal” (L’idéal ouvrier) in an edition of their newspaper La Jeunesse Ouvrière dating from 1930.
So it is clear that the notion that a person is “worth more than all the gold” was circulating in the YCW from at least that period. Cardijn thus picked it up and reworked it on his trip to Brazil many years later.

Here is the original medieval text of Garin le Loherain as found on www.archive.org

Un jour étoit Begon dans le château de Belin avec belle
Béatris, la fille au duc Milon de Blaive. Il lui baisoit la
bouche et le visage; la dame lui sourioit doucement. Dans
la salle devant eux jouoient leurs deux enfans : l’aîné, dit le
livre, se nommoit (jarin et avoit douze ans; le second, Bernaudin, n’en comptoit que dix. Six nobles damoiseaux
partageoient leurs ébats, courant, sautant, riant et jouant à
qui mieux mieux.

Le Duc les regardoit : il se prit à soupirer ; belle Béatris en aperçut : « Qu’avez-vous à penser, sire Begon? » dit-
elle, « vous si haut, si noble, si hardi chevalier. N’êtes-vous pas un riche homme dans le monde ? L’or et l’argent remplissent vos écrins, le vair et le gris vos garderobes : vous  avez autours et faucons sur perches; dans vos étables, force roncins, palefrois, mules et chevaux de prix. Vous avez foulé tous vos ennemis; à six journées autour de Belin, il n’est pas un chevalier qui manqueroit de venir à vos plaids. De quoi pouvez-vous prendre souci? »

Le Duc répondit : « Dame, vous dites vrai; mais vous  avez mépris d’une chose : la richesse n’est pas dans le vair et le gris, dans les deniers amassés, dans les chevaux de prix ou les grands palefrois. Elle est dans les amis, dans les parens : le cœur d’un seul homme vaut l’or de tout un pays. Eh! ne vous souvient-il pas du jour où je fus assailli dans les Landes, quand ils vouloient vous enlever à moi; quand ils me laissèrent couvert de blessures, et puis me vinrent assiéger dans Belin? Sans les amis que j’avois alors, ils m’auroient déshonoré, réduit à l’état le plus chétif. Dans ce pays de Gascogne où le roi Pépin m’a établi, je n’ai d’autres parens que le vilain Hervis et son fils Rigaut : j’ai dû renoncer à tenir les plaids de Mauvoisin, pour n’avoir pas de ce côté un ami sur qui je puisse m’appuyer. Je n’ai qu’un frère, le loherain Garin, et il y a bien sept ans et demi que je ne l’ai vu. Voilà, dame, pourquoi j’ai le cœur dolent.

(Source: Livre V, La mort de Begin:

http://archive.org/stream/garinleloherainc00gari/garinleloherainc00gari_djvu.txt )

Update: Jan Kint has alerted me to another earlier version of this saying in which Cardijn told young working girls at his parish of Laeken, where the royal palace is also located, that  “You are just as good as the princess of Laeken.”

http://m.nieuwsblad.be/cnt/NBRA11082001_049


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